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En bref
Vous rêvez de monter une cloison solide sans vous lancer dans une structure complexe ? Le carreau de plâtre est votre allié. Robuste, simple à assembler et polyvalent, il s’adapte à toutes vos envies, de la chambre à la salle de bain. Ce guide vous dévoile tout : comment choisir le bon type de carreau, les secrets d’une pose impeccable et les finitions pour un résultat professionnel. Suivez le pas à pas pour un chantier propre, sécurisé et sans mauvaises surprises.
- 🧱 Solidité sans ossature : La cloison est autoportante, rigide et offre un bon confort acoustique.
- 💧 À chaque pièce sa solution : Standard pour les pièces sèches, hydrofuge pour la cuisine ou la salle de bain.
- 🛠️ Pose intuitive : Un assemblage par collage accessible, même pour les bricoleurs débutants appliqués.
- ⏳ La patience est une vertu : Un temps de séchage d’environ deux mois est crucial avant d’appliquer peinture ou papier peint.
- 💰 Budget maîtrisé : Un coût raisonnable au mètre carré, pour un résultat durable.
Qu’est-ce qu’un carreau de plâtre et pourquoi séduit-il les bricoleurs ?
Le carreau de plâtre est un bloc moulé à base de gypse, conçu pour créer des cloisons intérieures sans avoir recours à une ossature métallique. C’est la solution « massive » par excellence : vous empilez et collez des blocs solides, souvent dotés de rainures et languettes pour un emboîtement parfait. Le résultat ? Un mur rigide, monté en une journée, qui offre une sensation de robustesse immédiate. Sa popularité ne se dément pas car il combine une pose rapide avec une résistance mécanique élevée, idéale pour le quotidien.
Si vous cherchez à créer une séparation nette, un placard sur mesure ou même une tête de lit maçonnée, c’est un choix judicieux. Contrairement à d’autres solutions, il offre une base saine pour toutes les finitions : peinture, carrelage, enduit décoratif… C’est une technique fiable qui a fait ses preuves, mais qui demande de la méticulosité. Pour un résultat parfait, il faut être précis, tout comme lorsqu’on cherche à éviter les erreurs courantes avec ses outils électroportatifs.

Plein, alvéolé, hydrofuge : comment choisir le bon carreau pour chaque pièce ?
Le secret d’un projet réussi réside dans le choix du bon matériau. Tous les carreaux de plâtre ne se valent pas et chacun répond à un besoin spécifique. Pour y voir plus clair, retenez cette règle simple : le plein pour la solidité, l’alvéolé pour la légèreté et l’hydrofuge pour les zones humides. Votre choix impactera non seulement la facilité de manipulation mais aussi la durabilité de votre ouvrage.
Le carreau standard plein est le plus courant. Il est parfait pour les cloisons de distribution dans les chambres ou les séjours. Le carreau alvéolé, plus léger grâce à ses cavités internes, est idéal pour les étages ou sur des planchers dont la portance est limitée. Enfin, le carreau hydrofuge, reconnaissable à sa couleur verte, est indispensable pour les salles de bain, les cuisines ou les buanderies. Il est traité pour résister à l’humidité ambiante.
| Type de carreau | Usage recommandé 🎯 | Atout principal 💪 | Prix indicatif / m² (2026) |
|---|---|---|---|
| Standard Plein | Cloisons robustes, zones de passage, chambres | Excellente résistance aux chocs et bonne isolation acoustique | 20 – 30 € |
| Standard Alvéolé | Étages, grandes longueurs, cloisons non porteuses | Plus léger et donc plus facile à manipuler | 23 – 33 € |
| Hydrofuge | Salle de bain, cuisine, WC, buanderie | Résistance à l’humidité (traitement dans la masse) | 27 – 39 € |
Carreaux de plâtre contre plaques de plâtre : le duel des cloisons
C’est le grand classique du bricoleur : faut-il opter pour une cloison « humide » en carreaux de plâtre ou une cloison « sèche » sur ossature métallique ? Les deux systèmes ont leurs champions. Le carreau de plâtre offre une masse et une inertie supérieures, ce qui se traduit par un meilleur confort acoustique de base et une plus grande facilité pour fixer des charges moyennes. Il est parfait pour les cloisons droites et de taille raisonnable.
La plaque de plâtre (type BA13) sur ossature, quant à elle, est imbattable pour sa modularité. Elle permet de créer des formes complexes, d’intégrer facilement une grande quantité de gaines électriques et d’optimiser l’isolation thermique et acoustique en insérant un isolant (laine de verre, de roche…). C’est souvent la solution privilégiée pour les grandes surfaces ou lorsque l’acoustique est une priorité absolue. Finalement, le choix dépend de la nature de votre projet, un peu comme on choisirait entre des cloisons mobiles et une solution fixe.
Les points de vigilance à ne pas négliger
Malgré ses nombreux atouts, le carreau de plâtre présente quelques contraintes. La première est son poids, qui peut atteindre 100 kg/m² pour une épaisseur de 10 cm. Il est donc impératif de vérifier la portance de votre plancher, surtout en étage. Le second point crucial est le temps de séchage : comptez environ 2 mois avant d’envisager une peinture ou la pose d’un papier peint. Un séchage trop rapide ou une finition prématurée peuvent piéger l’humidité et causer des désordres. Une ventilation douce et régulière est la clé pour éviter les mauvaises odeurs liées à l’humidité résiduelle.

Monter sa cloison : le guide de pose, étape par étape
Le montage d’une cloison en carreaux de plâtre est à la portée de tout bricoleur méthodique. Le secret ? Une préparation irréprochable et un contrôle constant de l’aplomb. Oubliez la précipitation, ici la rigueur paie !
La préparation : la clé d’un montage réussi
Commencez par nettoyer parfaitement le sol. Tracez ensuite l’emplacement de votre future cloison à l’aide d’un cordeau à tracer. Une étape non négociable est la pose d’une bande résiliente au sol et sur le mur de départ. Cette fine bande de mousse désolidarise la cloison du bâti, absorbant ainsi les vibrations et prévenant l’apparition de fissures. N’oubliez pas non plus de scier la languette inférieure des carreaux du premier rang pour assurer une assise parfaitement plane.
Du premier rang aux finitions : l’art de l’assemblage
La première rangée est la plus importante, elle doit être parfaitement de niveau. Appliquez la colle spéciale au sol et sur la tranche du premier carreau, puis mettez-le en place en tapotant doucement avec un maillet en caoutchouc. Pour les rangées suivantes, procédez en pose à joints décalés (en quinconce) pour une meilleure solidité. Arrivé au plafond, laissez un espace d’environ 1 cm que vous comblerez avec un joint souple (mastic acrylique). Ce jeu de dilatation est essentiel pour que la cloison ne subisse pas les mouvements du plafond. C’est le genre de détail qui fait la différence, au même titre que l’aménagement d’une cuisine dans une véranda qui demande une planification rigoureuse.
Finitions, fixations et budget : les derniers détails qui comptent
Votre mur est monté ? Bravo ! Mais le travail n’est pas tout à fait terminé. Les finitions et la bonne gestion des fixations garantiront un résultat aussi esthétique que durable.
Peinture, carrelage et fixations : comment sublimer votre nouvelle cloison ?
Une fois le temps de séchage respecté, la surface lisse des carreaux de plâtre est prête à recevoir presque tous les revêtements. Avant de peindre, appliquez impérativement une sous-couche ou un primaire d’accrochage pour uniformiser la porosité du support et garantir un rendu homogène. Pour les fixations, utilisez des chevilles adaptées aux matériaux pleins. Pour suspendre des éléments très lourds comme un meuble de salle de bain, il est judicieux d’avoir anticipé en intégrant des renforts en bois dans la cloison lors du montage. Un mur bien fini peut transformer un espace et s’intégrer parfaitement à un intérieur soigné, où l’on valorise par exemple la présence d’une charpente apparente.
Combien coûte une cloison en carreaux de plâtre en 2026 ?
Côté budget, le carreau de plâtre reste une solution abordable. Il faut prévoir un coût de fourniture oscillant entre 20 € et 39 € par mètre carré, selon le type (standard, alvéolé ou hydrofuge) et l’épaisseur choisis. À ce prix, il faut ajouter le coût de la colle spéciale, de la bande résiliente et des produits de finition. N’hésitez pas à comparer les prix dans les grandes surfaces de bricolage et chez les négociants en matériaux. Pensez à calculer précisément vos besoins et à ajouter une marge de 5 à 10 % pour les coupes et les imprévus.
Quelle épaisseur de carreau de plâtre choisir pour ma cloison ?
Pour une cloison de distribution standard dans une habitation (chambre, salon), l’épaisseur de 7 cm est le compromis le plus courant. Le 5 cm est réservé aux petits aménagements comme les habillages ou les murets bas. Optez pour le 10 cm pour une rigidité accrue, notamment si vous prévoyez d’intégrer une porte ou pour des zones de passage fréquentées.
Combien de temps faut-il attendre avant de peindre ?
C’est un point crucial : il faut attendre un séchage complet à cœur, soit environ 2 mois. Ce délai peut varier selon la saison et l’humidité ambiante. Peindre trop tôt risque de bloquer l’humidité résiduelle, provoquant des cloques ou des taches. La patience est la clé d’une finition réussie !
Peut-on fixer des objets lourds sur ce type de mur ?
Oui, mais avec précaution. Pour des charges légères à moyennes (cadres, petites étagères), des chevilles pour matériaux pleins (type nylon) sont suffisantes. Pour des charges lourdes comme un chauffe-eau ou un meuble de cuisine suspendu, il est indispensable d’avoir anticipé en intégrant des renforts (tasseaux de bois) dans la cloison lors du montage ou d’utiliser un scellement chimique.
Quel type de carreau utiliser pour une salle de bain ?
Il est impératif d’utiliser des carreaux de plâtre hydrofuges (généralement de couleur verte). De plus, sur les zones directement exposées aux projections d’eau (douche, pourtour de baignoire), il faut appliquer un Système de Protection à l’Eau sous Carrelage (SPEC) avant de poser le carrelage pour garantir une étanchéité parfaite.
