Bien que le marché actuel soit plus ou moins stable, quelques fragmentations ont été constatées par les professionnels de l’immobilier. Cela se caractérise par un écart de prix mais aussi du taux d’achat entre les grandes et petites villes. Quel est l’état actuel du secteur immobilier français ? Quelles sont les diverses causes d’une telle fragmentation ? Les professionnels de l’immobilier ont mené l’enquête et vous donnent toutes les informations sur le sujet.

La situation actuelle du marché français

Les dernières années ont été fructueuses pour le secteur immobilier. D’après les spécialistes de Détective Banque, cela serait en rapport avec la meilleure accessibilité aux crédits immobiliers pour les français. En effet, la disponibilité de tels financements a permis aux foyers d’acquérir un bien immobilier plus facilement. Seulement, la situation au début de cette année n’est pas forcément aussi avantageuse étant donné l’influence d’autres paramètres.

L’emploi influence selon la localisation

Selon les professionnels de l’immobilier, on constaterait un rapport conséquent entre les fluctuations du marché du travail et celui de l’immobilier. Ainsi, les zones où le chômage est le plus conséquent présente une stagnation du prix de l’immobilier. C’est notamment le cas de Montpellier où le chômage est de 12% pour une hausse de prix de l’immobilier de 2% seulement. C’est également le cas de Marseille où l’on compte un nombre élevé de chômeurs alors que le prix de l’immobilier n’a augmenté que de 3% seulement en plusieurs années.
Contrairement à cela, les villes où le chômage est le moins présent contractent une plus grande hausse des prix de l’immobilier. Il y a Nantes qui présente par exemple un taux de chômage de 8% et une hausse de prix de 21% en une année. De même, Paris compte un chômage de 7% pour un prix immobilier ayant augmenté de 18%. Cette situation est d’autant plus normale car le risque de surendettement est plus important lorsque le chômage est fréquent dans une localité.

Réduction du stock de mandat

Après une année avec une hausse conséquente du nombre de mandats, les choses ont quelques peu changé vers la fin de l’année 2018. Si les facteurs mis en évidence sont nombreux, la baisse du pouvoir d’achat en est la principale cause. Ainsi on recense une baisse de plus de 50% du stock de mandats auprès des agences immobilières les plus appréciées en France. Les villes potentiellement stables au niveau économique sont celles où la demande reste forte. En effet, l’accessibilité aux différents crédits immobiliers y permet aux ménages de financer leur acquisition plus facilement. Les négociations de contrats y sont d’ailleurs plus simples, ce qui permet aux clients de profiter d’un taux et de conditions de crédit plus avantageux.

Qu’en sera-t-il dans les mois à venir ?

Certaines villes présentent donc une hausse très importante des prix de l’immobilier. Parmi les plus populaires, on retrouve par exemple Lyon où le prix de l’immobilier a connu une augmentation de 10% en un an et est actuellement estimé de 4 000 à 6 000 euros par m² selon les quartiers.
Toulouse affiche également un tarif de 3 000 euros le m², ce qui indique une hausse de plus de 5% des prix par rapport à l’année précédente. Dans certaines villes telles que Bordeaux par contre, les prix ont baissé de 1,5% environ.
Au vu de ses différents facteurs, le reste de cette année 2019 devrait se dérouler avec une certaine stagnation, voire une baisse du nombre de transactions dans le secteur immobilier. Ces dernières seraient notamment au nombre de 850 000 pour les biens anciens. Dans les plus grandes villes, les prix pourraient encore augmenter avec un taux allant entre 2 et 4% en fonction des quartiers.