maison en copropriété

Il n’est pas toujours facile de vivre en copropriété, car votre liberté se termine là où celle des autres commence. Si vous prévoyez d’ajouter une cheminée à votre logement dans une telle condition, lisez ce qui suit pour éviter les problèmes.

L’accord de la copropriété

L’installation d’une cheminée en copropriété est soumise à une règle. En effet, lorsque cela affecte la partie commune de la maison, l’autorisation au préalable de l’assemblée générale des copropriétaires est requise. La demande doit se faire ainsi auprès du syndic par le propriétaire en guise de projet de résolution à prononcer lors de la prochaine assemblée annuelle. Dans le cas où vous souhaitez réaliser les travaux avant cette date, vous pouvez organiser une AG extraordinaire. Cependant, les frais liés à celle-ci sont à votre charge comme les honoraires du syndic, les frais postaux, la location de salle, etc. Quoi qu’il en soit, l’accord de la propriété est obtenu suite à une majorité « absolue » selon l’article 25 de la loi de 1965.

Le cas d’un locataire

En tant que locataire, vous êtes contraint de demander une autorisation auprès du propriétaire bailleur. Outre le fait que vous êtes en copropriété, la pose d’une cheminée fait partie des gros travaux. Ainsi, un accord écrit au préalable est nécessaire avant d’entamer quoi que ce soit. En revanche, le coût et les frais liés à la réalisation de la pose sont à votre charge. De plus, le propriétaire n’est en aucun cas obligé de vous rembourser au terme du contrat de location. Si vous n’avez pas son accord alors que vous avez installé la cheminée, il a le droit de vous demander de remettre la maison dans son état initial.

Les règles de conduit de fumée et de la cheminée

La connaissance des règles de conduit de fumée et de la cheminée proprement dite est l’étape suivante une fois que la demande est accordée. Voici les questions fréquemment posées.

Est-il obligatoire de poser un conduit de fumée ?

Le raccordement d’une cheminée à un conduit d’évacuation propre à elle est obligatoire. Autrement dit, plusieurs foyers ne doivent pas avoir le même conduit même si la réalisation est possible. Généralement, il doit se situer au-dessus du faîtage d’une toiture de manière distinctive. Dans le cas où que le conduit existant est hors service, faites appel à un spécialiste de réfection des fumées.

Vous pouvez aussi réaliser une pose en ventouse si la maison n’est pas équipée de conduit de cheminée à l’origine. Ainsi, l’une des façades de votre maison va accueillir les fumées évacuées depuis votre cheminée. Une distance par rapport aux ouvertures, aux toits, aux angles rentrants et au sol est ainsi à respecter. Cela évite la propagation des fumées dans les autres foyers.

Quel type de cheminée peut-on installer ?

Les poêles à granulés conviennent à tout type de logement. Ils sont appréciés pour leur praticité, leur qualité de combustion ainsi que pour leur capacité à émettre moins de polluants. Par ailleurs, si vous habitez en Île-de-France, vous n’êtes pas autorisé à installer une cheminée à foyer ouvert en guise de mode de chauffage principal.

Que faire s’il est impossible d’installer un conduit de fumée ?

Si la mise en place d’un conduit de fumée n’est pas techniquement possible, il vous faut abandonner votre projet. Vous pouvez ainsi opter pour les cheminées à vapeur d’eau qui diffusent de très fines fumées. Les cheminées électriques sont également de bonnes alternatives en les mettant en mode chauffant et/ou visuel.

Qu’en est-il de l’entretien de la cheminée ?

La fréquence de ramonage du conduit de fumée varie en fonction du modèle de cheminée ou de poêle :

– deux fois par an pour une cheminée aux bûches ;

– deux fois par an pour une cheminée aux pellets de bois ;

– une fois par an pour une cheminée au gaz naturel ;

– aucun pour un conduit avec une pose en ventouse.